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La France à vélo

Etape04-Isigny-sur-Mer(14)-La Hague(50)

10 Novembre 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-La Hague Novembre 2009

Malgré la pluie, je maintiens le Cap....de la Hague !
Mardi 10 novembre 2009, quatrième et dernière étape du parcours, sous un ciel très menaçant, à peine 100 kilomètres au programme, à travers le Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin et du Bessin, et le relief plus accidenté du nord de la Manche. Il ne pleut pas, enfin pas encore... Le vent du sud-est est favorable, seuls quelques camions citernes viennent récupérer le lait des différentes fermes locales.










Me voilà sur la route à remonter le temps...

















J'arrive dans le dernier département de mon parcours, la Manche, au passage du pont sur la Vire. Les longues lignes droites me mènent à Carentan. La ville se situe au milieu du Parc Naturel des Marais du Cotentin et du Bessin. La Route de la Voie de la Liberté passe aussi dans le bourg. Créée à l'initiative du  colonel Guy de la Vasselais, souhaitant commémorer la libération de la France, cette route suit le tracé emprunté par l'armée de Patton, entre Ste-Mère-L'Église et Bastogne, en Belgique. Cette route est délimitée par des bornes kilomètriques d'une forme particulière, chaque motif est un symbole... Les quatres rectangles rouges  représentent les quatres parties de la voie ( Ste-Mère-Cherbourg / Ste-Mère-Avranches / Avranches-Metz et Metz-Luxembourg-Bastogne. Les étoiles repésentent les 48 états composants les Etats-Unis en 1944. Le flambeau, celui de la liberté sortant de la mer (comme la Statue de la Liberté). Le A représente l'armée de Patton. Et les vagues pour l'Océan Atlantique...








L'église de Sainte-Mère, avec le parachutiste accroché au clocher...






Ses marais ont été majoritairement transformés en prairies. Me voilà dans le Cotentin, dont le nom est issu de celui de Coutances (Cotentin = pays de Coutances). Quelques gouttes apparaissent, mais de façon sporadique. La prochaine étape est Sainte-Mère l'Eglise. Tout le monde a en tête l'image du parachutiste resté accroché au clocher de l'église. Apres avoir été bléssé par un obus, le Soldat Steele décida de faire le mort pour ne pas servir de cible à l'ennemi. Il survécu et reparti ensuite sur le théâtre d'autres opérations, pendant la campagne de la libération.









La borne Km 0 de la Voie de la Liberté, devant l'hôtel de Ville de Ste-Mère...










Après une séance photo dans le centre-ville, je pars plein ouest, en direction de Bricquebec et Quettetot pour la pause du midi. La petite route se faufile à travers prairies ou paissent les belles vaches normandes, blanches et noires. La pluie est plus présente, le relief est plus marqué en arrivant à l'Etang-Bertrand. J'arrive à Bricquebec, son Château du XIIeme siècle veille sur la ville, située au fond d'un vallon. La ville est au centre du Cotentin.








Le Chateau de Bricquebec, sous la pluie fine...







Pour ressortir de la ville en direction de Quettetot, la route s'élève de plus de cent mètres de dénivelé sur une très courte distance... La côte fait tres mal aux jambes, en fin de matinée. Je retrouve les parents à quelques kilomètres de là, à Quettetot, après 60 kilomètres humides...







La campagne normande, vers le Cap de La Hague...








Il ne reste que 40 kilomètres pour arriver au terme du périple. Mes batteries rechargées, je repars à bonne allure sur la large route de Cherbourg, mais sous une pluie fine. Les longues lignes droites sont agréables, malgré la pluie. Le vent m'aide bien dans ma progression. Peu après Rauville, bifurcation vers Beaumont-Hague. La vitesse de croisière baisse énormément dans les côtes. La fatigue est bien présente.










Le dernier kilomètre du périple...











Après Beaumont-Hague je prends les petites routes, au nord de la centrale de retraitement nucléaire. Par endroit le ciel bleu perce les nuages, mais trop rarement. L'humidité est bien présente. Au fur et à mesure de la progression, les mouettes réapparaissent. La mer n'est plus qu'à quelques encablures.







La route file vers le Cap de la Hague...








Après St-Germain-des-Vaux, voilà Auderville, dernier village avant La Hague. Les maisons de pierres sont magnifiques. Il ne me reste plus qu'un kilomètre à parcourir. Le vent souffle de coté maintenant par rafale. Il faut dire qu'il n'y a plus de construction, ni végétation pour me protéger du vent dans la longue descente vers la pointe.







Je pose devant le panneau, au terme du parcours...








Seules quelques vaches paissent dans une lande où les parcelles sont délimitées par des buissons et  des canaux. Les quelques mouettes m'accueillent. Je suis arrivé au bout du monde ! A quelques centaines de mètres se trouve le phare du Gros du Raz. "Seulement" 98 kilomètres au compteur aujourd'hui...mais suffisamment pour les jambes !!






Le phare du Gros du Raz, à l'extrème pointe du Cap de la Hague...








Mais avant de continuer à pied, je file aussitôt sous une bonne douche chaude car avec la pluie et le vent, les habits trempés me rafraîchissent rapidement. Le vélo est maintenant rangé dans le camping-car...

Le périple est fini, après 459 kilomètres, très exactement. On continue à pied vers les rochers, au bout de la terre...
Retour le soir même sur Cherbourg pour passer la nuit, avant de repartir à Paris le lendemain...mais pas en vélo cette fois-ci !

Carte du parcours:



Profil du parcours:



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Etape03-Deauville(14)-Isigny-Sur-Mer(14)

9 Novembre 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-La Hague Novembre 2009

Les plages, Attention je débarque !

Lundi 9 novembre au matin, un brouillard épais se lève au moment du départ... Direction le front de mer pour passer sur les planches, lieu de passage des joggeurs et du festival de cinéma américain. Les noms de plusieurs acteurs sont inscris sur les cabines de plages. Ces cabines, alignées le long du chemin de planches, font parties intégrantes du patrimoine balnéaire. Construite sur des anciens marais, la ville n'a que 150 ans... Ces plages ont été rendu célèbre par le tournage du film "Un Homme, Une Femme" de Claude Lelouch en 1966.





Les planches de Deauville...







Après être passé devant le Casino, je pars en direction de Villers-sur-Mer, sur la Côte Fleurie. Les stations thermales se succèdent. Une belle ascension pour passer les falaises des Vaches Noires qui concentrent un gisement paléontologique connu à l'échelle mondiale, Je me retrouve ensuite à Houlgate, cité balnéaire en pays d'Auge, perle de la côte fleurie. En ce lundi matin, les services municipaux des villes côtières installent leurs décorations de Noël.








Le grand Hôtel de Cabourg, coté ville....







Direction Cabourg par le bord de mer... La route est enclavée entre les falaises et la voie de chemin de fer. Le port de Dives-sur-mer est tout proche. C'est à Cabourg, ville construite en forme éventail autour du Grand-Hôtel, que Marcel Proust, séduit par son charme, y séjourna afin d'y soigner son asthme. Il en parle dans ses oeuvres sous le nom de Balbec.






La plage de Cabourg, derrière le Grand-Hôtel...








Je me dirige ensuite vers Pegasus Bridge, nom de code donné au pont de Bénouville pendant la seconde guerre mondiale. Il est situé sur le canal de Caen à la mer. Sa prise par les commandos britanniques est un des faits marquants du débarquement de Normandie en juin 1944.







Le Pays d'Auge, vers Sallenelles...








Direction Ouistream et les plages de Sword Beach, l'un des nom de code d'une zone de débarquements. Cette plage était destinée au débarquement de l'armée britannique. Je passe à Colleville-Montgomery. La météo est plutôt clémente en cette fin de matinée.






Le nouveau pont de Bénouville, mis en place en 1994, l'ancien est déplacé dans le mémorial, juste à coté...







Les plages se succèdent et me voilà à Couseuilles-sur-mer où une croix de Lorraine est érigée en l'honneur à Charles de Gaulle. Le profil de la route est plat... Après Sword Beach, arrive Juno Beach, plage de débarquement de l'armée canadienne. Son nom vient de la femme d'un général de l'époque. Le vent n'est plus aussi favorable que la veille. Les villes s'étalent le long de la côte. Après, la route s'éloigne un peu de la plage laissant la place aux marais. Certains automobilistes pensent que la route leur est entièrement destinée en me frôlant volontairement...arrrrhhhh !!!







La Normandie, royaume du cheval...








J'arrive à Rivière-sur-Mer, il est plus de 11 heures, la faim commence a se faire sentir. Il ne reste que quelques kilomètres pour atteindre Arromanches-sur-Mer et son point de vue. Les près et  les marais me séparent toujours de la mer. Les Blocs de bétons au large d'Arromanches sont visibles de loin. A quelques centaines de mètres de la plage, ils constituaient un port artificiel.






La plage d'Arromanches, avec un morceau du Port Artificiel...








La dernière montée, à St-Côme-de-Fresne fait mal aux jambes juste avant la pause repas. J'arrive enfin sur le belvédère d'Arromanches, où se trouve une table d'orientation ainsi qu'un musée, offrant un point de vue global sur les plages...








Les maisons du front de mer, vers Colleville-Montgomery...






Après la pause repas de midi, je repars en direction de Isigny-sur-Mer. une belle cote pour sortir du village et après quelques kilomètres voilà Port-en-Bessin. Situé entre deux hautes falaises, le village possède une longue histoire. Guillaume le Conquérant l'utilisait déjà comme chantier naval pour la construction des navires. Il fut aussi, après le débarquement, le port dédié au ravitaillement en carburant pour les armées alliées. Un Pipe-Line fut même mis en place par la suite...






Une mouette, les pieds dans l'eau...









La route me mène ensuite à Saint-Laurent-sur-Mer. Ici dans ce village, on peut visiter la première maison libérée au moment du débarquement. Un mémorial en béton, sur le front de mer est là pour rappeler ces événements. Je quitte le front de mer par une rude ascension. Le vent vient de la mer, je ne le sentirai pas beaucoup m'aider... La route m'amène à GrandCamps quelques kilomètres plus loin.







L'arrivée dans le Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin et du Bessin...







Je passe à coté de la pointe du Hoc, territoire américain depuis la fin de la guerre, donné par la France en remerciement du débarquement. Direction plein sud, il reste un peu plus de dix kilomètres pour rejoindre Isigny. Le vent devient presque entièrement favorable. Après quelques dernières cotes, j'arrive au niveau de la mer peu avant Isigny.  Une immense laiterie à l'entrée du village rappelle les spécialités locales. Situé au fond de la baie des Veys, une AOC protège les productions laitières locales : beurre, crème et fromage. J'arrive après 126 kilomètres, les jambes un peu fatiguées de trois jours accumulés de pédalage...  Mais les yeux remplis du bleu de la mer, du blanc des quelques nuages et du vert du tapis herbeux du bord des routes. Il ne reste que 100 kilomètres pour atteindre le Cap de La Hague. Mais ça, ça sera pour demain...

Carte du parcours:


Profil du parcours:
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Etape02-Louviers(27)-Deauville(14)

8 Novembre 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-La Hague Novembre 2009

Deauville.....Ville d'eau ?
Dimanche 8 novembre au matin, le ciel est couvert, mais pas de pluie, peu de vent à Louviers. Je pars donc en direction d'Elbeuf. Une belle route, détrempée des pluies de la veille, montant dans une foret de chênes, à l'ouest de Louviers sur 3 kilomètres met bien en jambe. un léger vent de dos m'aide dans la progression. Arrivée sur le plateau du Neubourg, je progresse rapidement sous un ciel qui commence à se découvrir.







La longue montée à la sortie de Louviers, toujours avec de belles couleurs d'automne...







J'arrive ensuite par une descente dans le département de la Seine-Maritime dans lequel je fais un court passage et ensuite à Elbeuf. Cette ville, située au fond d'un méandre de la Seine avait une grande industrie textile qui est apparue à la fin de la guerre de 1870. Des alsaciens qui travaillaient dans les industries textiles, refusant l'annexion de leur région et l'impossibilité de vendre leur production à la France à cause du traité de Francfort sont venus s'installer en nombre à Elbeuf.








Une vache et son veau, non-loin de Bourneville...







En sortie d'Elbeuf, je longe la Seine, mais je ne vois pas la direction de Bourgthéroulde. J'arrive donc  à Orival, quelques kilomètres en plus pour une étape déjà bien longue... Une petite route me permet de retrouver le tracé prévu à Saint-Ouen-du-Tilleul, après une dure ascension. Le vent est bien favorable, la progression est plus rapide, sur le plateau du Roumois.









Le phare de Quillebeuf, au bord de la Seine....











Le ciel se découvre largement, après quelques gouttes à Orival. Je laisse de coté la route nationale pour des petites routes traversant une belle région de bocage, en évitant Bourg-Achard. Le soleil me réchauffe les mollets. Je passe dans le parc naturel Régional de Brotonne par Routot et Bourneville. Les parents viennent à ma rencontre. On fera ensemble les derniers kilomètres pour rejoindre Quillebeuf-sur-Seine.







Les près du Marais Vernier.








La descente du plateau du Roumois offre un beau panorama sur le pont de Tancarville et le Marais Vernier. Je le traverserai aussitôt la pause déjeuner, au bord de Seine. Le ciel se couvre pendant la pause de midi. Je repars aussitôt, en début d'après-midi. Direction donc le Marais Vernier qui constitue une réserve ornithologique. Situé dans un ancien méandre de la Seine, avec au sud une partie boisée, il est délimité par le fleuve au nord dont il est isolé par des digues.






Le pont de Tancarville, vu du Marais Vernier...









Il est constitué de parcelles délimitées par des haies et des chenaux, le calme y est roi dans ces pâturages... A part  les oiseaux et deux coqs se répondant par chants, aucun bruit ne vient troubler la quiétude du site. Juste au nord se trouve le pont de Tancarville vers lequel je me dirige ensuite. Inauguré en 1959, il fût le plus long pont suspendu d'Europe pendant plusieurs années et le pont le plus en aval de la Seine, avant la construction du pont de Normandie que je vais voir plus loin sur le parcours...







Une belle demeure au toit de chaume, vers Joble, non-loin du Honfleur...







Je reprends la route en direction de Honfleur, par Bierville. Je passe ici le dernier affluent de la Seine, il s'agit de la Risle. La route offre de beaux points de vue sur le Marais Vernier. On remarque bien les digues mises en place sur la partie avale, dans l'estuaire de la Seine.






Le Pont de Normandie semble passer au dessus de la végétation...







J'aperçois aussi de belles demeures aux toits de chaume. La route est vallonnée, aux abords de Jobles, un vrai régal pour les cyclistes ! Ensuite c'est autour d'une zone de marais que je passe pour atteindre le Pont de Normandie, plus long pont à haubans du monde. Il permet aux voitures et camions d'enjamber la Seine sur l'estuaire et ainsi de rejoindre Le Havre directement depuis Honfleur.







Le port de Honfleur peint par plusieurs impressionnistes...








Après le passage dans le Calvados et donc la Basse-Normandie, j'arrive à Honfleur, connu pour son vieux-port. En ce dimanche les quais sont bondés de promeneurs et le ciel est très légérement couvert... Depuis plusieurs kilomètres les mouettes ont fait leur apparition. Les vieilles rues ont un cachet typiquement normand, avec les maisons à pent de bois, tandis que celles de la rue Ste-Catherine sont revêtues d'ardoises.







Les maisons revêtues d'ardoise sur le vieux-port...








L'église du même nom est entièrement construite en bois. La côte de Grace commence ici. Je prends la route de Deauville pour le reste de l'étape du jour. Je suis maintenant à l'extrème ouest de l'estuaire de la Seine... Au loin, de l'autre côte se trouve le port de commerce du Havre. Les plages de sable fin...







La plage de Honfleur, avec en face Le Havre...








Cette route côtière est charmante et très ombragée, mais aussi étroite, sinueuse, et vallonnée, entourée de belles demeures et de prés d'un vert éclatant.  Suivent les hautes falaises des Creuniers à Hennequeville. A la sortie du village, on surplombe Trouville et Deauville. On a un magifique point de vue sur la côte.







Le port de Trouville à la nuit tombante, avec le Casino en fond...







Mon père m'a rejoint quelques kilomètres auparavant. Nous arrivons ensemble sur Deauville pour regagner le camping-car apres 122 kilomètres parcourus aujourd'hui sous une météo plutôt favorable.

Carte du parcours :


Profil du parcours:
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Etape01-Paris(75)-Louviers(27)

7 Novembre 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-La Hague Novembre 2009

Sur la route de Louviers...

..il y avait un pneu crevé ! Samedi 7 Novembre 2009, le vent a évacué les nuages et le ciel est tout bleu...8° environ. Je pars donc à 9h du matin, direction Louviers par Le vexin et les bords de Seine. Le léger vent est défavorable. La circulation est soutenue pour un samedi matin. Je passe donc par Asnières et Colombes.







Dernière vue sur la  Défense, quartier d'affaire de l'ouest parisien...







Je m'extirpe peu à peu de la banlieue ouest de Paris par Houilles, Sartouville et Maisons-Laffitte. Avec en premier plan, le Château et, sur la droite, l'hippodrome. Le château, de l'architecte Mansard date du 17eme siècle. Je continue en direction de Poissy, à travers la foret de St-Germain, aux belles couleurs d'automne.








Le Chateau de Maisons-Laffitte...






 
J'arrive à Poissy par une belle descente dans la ville. Non-loin de là se trouve les usines de Peugeot-Citroen...le ciel toujours au beau fixe. Je passe sur la Seine une deuxième fois...mais hélas, je crève sur le pont. Des problemes techniques me retarde d'une heure, le temps de réparer...







Belles couleurs d'automne dans la foret de St-Germain...







Je ne serais pas à Vétheuil à 35 kilomètres de là pour midi... Les parents, qui m'accompagnent dans cette aventure ne pourront pas me retrouver sur la route... toujours aucun champ en vue...j'arrive ensuite par l'ancienne tracé de la rn13 à Treil et Vaux sur Seine à Meulan.








Le paysage du Vexin Français...







Je quitterai provisoirement les bords de seine pour le calme du Parc Naturel Régional du Vexin sur la route en faux-plat montant de Sailly. La circulation se calme. L'environnement change radicalement, les prés font leur apparition et les champs aussi, un peu plus loin.











Une église troglodite vers la Roche-Guyon.












La route continue son ascension vers les plateaux de Vexin. La météo change le ciel se couvre et les premières gouttes tombent. J'arrive enfin à Vétheuil par une belle descente rendue délicate par la pluie et les feuilles mortes à terre. Il est 13 heures, je retrouve les parents pour manger...







Les falaises calcaires dans la boucle de la Seine à La Roche-Guyon.







Une belle averse pendant le pause repas...et je repars sous un beau soleil en direction de La Roche-Guyon, où le château du 12eme siècle et sa tour domine toute la vallée de la Seine. Le soleil est toujours présent..mais se cache par moment... J'arrive ensuite à La Roche-Guyon où quelques gouttes font leur apparition. Je peux quand même faire quelques photos du château.








Le chateau et la citadelle de la Roche-Guyon, surmonté de son donjon...appartement aux La Rochefoucault...






Je repars ensuite par la route de Gasny...elle grimpe sur la falaise. Il y a des caves creusées dans la falaise. Cette cote me permet d'arriver à la limite du Vexin Français et du Vexin Normand. J'arrive dans le département de l'Eure et donc, par la même occasion, je quitte l'Ile-de-France pour la Normandie.







L'hotel Baudy, lieu de rencontre des peintres impressionnistes du début du siècle, à Giverny.







Le temps change radicalement, la pluie sera présente sur le restant du parcours. Sur ma route se trouve Giverny, un village où Claude Monnet, un peintre impressionniste qui s'y est installé en 1879. Il y est même enterré. Il y recevait tous les peintres de cette époque à l'hôtel Baudy, entre autres Cézanne et Renoir.  La pluie est discontinue, j'arrive ensuite à Vernon. Mon trajet suit la rive droite de la Seine, en direction de Port-Mort. Je traverse des villages tout en longueur, avec cette pluie, ils me semblent interminables.







L'Église Notre-Dame de Louviers, avec ses sculptures, datant du 11ème siècle...







Je retraverse la Seine à Aubevoye sous une belle pluie. Les jambes commencent à être lourdes. Il reste encore une belle difficulté, la montée vers Vénables pour rejoindre ensuite Heudebouville. Déjà plus de 100 kilomètres au compteurs et le vent défavorable en plus de la pluie fatiguent beaucoup l'organisme.









Premières maisons, dans le centre-ville de Louviers.






Arrivé à Heudebouville,, plus que 5 kilomètres pour rejoindre Louviers. Une belle descente de plus de 2 kilomètres permet de rejoindre les bords de l'Eure, qui traverse en sept bras la ville. Louviers à subi de façon importante les bombardements de la 2ème guerre mondiale..mais quelques maisons typiques ont été épargné dans le centre-ville.
Arrivé après 110 kilomètres depuis Paris avec la pluie et un vent de face, dur-dur...

Carte du parcours :

Profil du parcours :
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Paris - La Hague

7 Novembre 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-La Hague Novembre 2009

Ce parcours, long de 460 kilomètres a permis de relier Paris à la Pointe de La Hague, à l'extreme ouest de la presqu'ile du cotentin, en passant par le Vexin, l'estuaire de la Seine, la côte normande, les plages du débarquements et le bocage normand. Parcouru en 4 jours, avec entre 98 et 125 kilomètres par jour sous une météo mitigée sur un cumul de 20 heures.
Les départements traversés:
Hauts-de-Seine, Val-d'Oise, Yvelines, Eure, Seine-Maritime, Calvados et Manche.

Un grand merci à mes parents avec leur camping-car, sans qui l'aventure n'aurait sans doute pas été possible.

Voilà la carte du parcours:

Profil du parcours:

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