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La France à vélo

Articles avec #paris-cadaques juillet 2009 tag

Etape16-Banyuls sur Mer(66)-Cadaqués(Espagne)

27 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Ola España !
Dernière étape du périple entrepris voilà deux semaines depuis le parvis de Notre-Dame de Paris. Beaucoup de vent cette nuit, mais moins au réveil. Le ciel est légèrement brumeux, aujourd'hui lundi 27 Juillet. Après un petit déj sur une terrasse, je pars donc en direction de Cerbère, dernier village avant la frontière espagnole.






Les premières villas, sur les hauteurs de Cerbère, et fond, le Col des Balitres, frontière espagnole...







La route s'élève et serpente entre les vignes. Je rencontre des cyclistes, qui étaient présents dans le même camping à Banyuls. On aperçoit sur la gauche des petites criques, mais les chemins pour y accéder sont rares... une réserve naturelle marine longe la côte depuis Banyuls et jusque Cerbère.







Cerbère et les Albères en fond....









Après dix kilomètres j'atteinds Cerbère, ce village ayant prospéré par le fret ferroviaire, la gare a été dessiné par les bureaux Eiffel. Elle est le terminus français et espagnol pour des raisons de différence d'écartement des rails entre les deux réseaux ferrés. Certains quais de la gare sont dédiés aux trains espagnols et d'autres quais, aux trains français. Le transbordement des marchandises sur wagons différents est une activité importante, avec le tourisme...






La ligne blanche verticale représente la frontière, un pied en Espagne et l'autre en France...







Pour atteindre la frontière il faut sortir du village par le sud, et gravir le Col des Balitres, passer devant le Phare du Bout Du Monde, entièrement autonome grâce à ses cellules photo-voltaïques. La route s'élève donc à plus de 160 mètres d'altitude au niveau de la frontière, le col des balitres. Les postes de douane sont à l'abandon, depuis l'ouverture des frontières.







A défaut du panneau "Espagne"..., absent à la frontière...







Juste après la frontière je bascule vers Portbou, au bord de la mer, avec 4 kilomètres de descente. La route semble en meilleur état qu'en france, malgré une largeur minimale permettant le croisement des voitures. Pour remplir la gourde avec de l'eau à une fontaine, pas de problème tout le monde parle aussi francais dans ce premier village espagnol. La chaleur commence à se faire sentir. Pour la suite, direction donc LLançà (prononcer Lianca) la route est entièrement refaite, mais il faut quand même appuyer sur les pédales!







L'Espagne derrière moi, avec Portbou.








Devenue large et bien roulante malgré la déclivité, aucun véhicule ne me frôle dans l'ascension. Je passe dans les tunnels, m'évitant une ascension bien plus longue. La route redescend ensuite sur Coléra. Les cyclistes rencontrés plus tôt sur le parcours m'ont dépassé lorsque je faisais le plein de la gourde. Ils étaient arrêtés pour souffler un peu. Je m'arrête aussi pour discuter avec eux.







El Port del Selva, station balnéaire....








Ils sont québécois tous les deux. Ils ont entrepris de rallier Marseille à Barcelone, en suivant la côte. Avec leur accent à couper au couteau, ils me racontent qu'ils ont déjà fait la côte ouest des Etats-Unis ainsi que le Québec. Leurs vélos ont souffert durant le voyage en avion, résultat un pédalier cassé pour elle et un problème de jante pour lui...







Me voilà arrivé au bout du parcours....








On repart ensuite, chacun à son rythme. Moi, m'étant délesté de la remorque, j'avance plus vite qu'eux. Mais on devrait sûrement se croiser à nouveau vers Cadaqués, terme de leur étape du jour. Malgré les quelques nuages, la chaleur est bien présente en fin de matinée.






Vue du village de Cadaqués, avec son église Santa Maria...








J'arrive à Llançà pour la pause casse-croûte de la mi-journée. A la terrase d'une café, j'en profite pour faire recharger mon téléphone... En espérant que la batterie de l'appareil photo tienne jusque Cadaquès (je n'avais pas pris le chargeur...). La route longe le front de mer, en serpentant, entre les villas jusque El Port del Selva, très belle station balnéaire, exposée vers le nord-ouest, sur le Cap de Creus.













Une rue typique dans le centre de Cadaqués...














La route de Cadaqués file plein sud, mais elle commence à serpenter en s'élevant sur le relief le plus oriental des Pyrénées. L'ascension durera quelques sept kilomètres sous une chaleur accablante cet après-midi. Mais arrivé en haut, quel point du vue sur le village blanc et bleu de Cadaquès! Situé en contrebas, il semble comme acculé à la montagne, et tourné vers la mer.








La couleur de l'eau, entre bleu clair et turquoise...
.







C'est ce relief, le rendant difficile d'accès, qui l'a protégé d'une urbanisation galopante. Ce village de pécheurs, le plus à l'est de l'Espagne a attiré beaucoup d'artistes comme Salvador Dali, Pablo Picasso, pour les plus connus. Il est vrai que le charme intemporel de ses rues étroites avec ses fleurs comme tombant du ciel sur les murs blanc est indéniable. Les rues du centre ne sont pas carrossables, il s'agit de pierres, la visite ne peut se faire qu'à pied.








Dernière photo pour immortaliser mon passage à Cadaqués, terme de ce périple estival...






Les touristes sont nombreux aujourd'hui, aussi bien autour de l'église que sur les terrasses et la plage pour profiter de ce petit coin de paradis. La couleur de l'eau oscille entre bleu clair et turquoise. Après avoir fait une visite dans le village, je vais donc repartir par la route qui m'a amené ici, pour retourner au camping de Banyuls sur Mer. Je vais croiser les québecois pendant mon retour, quelques mots échangés avec eux..et je repars vers la France. Au total presque 110 kilomètres aller-retour entre Banyuls et Cadaqués. avec plus de 1400 mêtres de dénivelé. C'est la fin de mon périple estival...Demain sera une journée farniente, sur la plage de Banyuls, avec les amis retrouvés au camping...."Quand vient la fin de l'été, sur la plage..." Le surlendemain, journée train pour retrouver la capitale, bof bof bof... C'était vraiment bien ces vacances!!!
A bientôt, pour de nouvelles aventures sur les routes de France....

Carte du parcours:


Profil de l'étape:

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Etape15-Salses le Chateau(66)-Banyuls sur Mer(66)

26 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Voyage au centre.... du Monde!

Après être passé au centre de la France, plus fort encore aujourd'hui, c'est vers le centre du Monde que je me dirige ! Le vent n'a pas soufflé cette nuit, il s'est calmé en fin de soirée. Le ciel est bien dégagé en ce dimanche 26 Juillet. J'aperçois au loin l'autoroute, déjà saturée dans les deux sens de circulation, avec les hélicoptères de la sécurité civile qui tournent au dessus.






Une partie du château de Salses, à l'architecture à mi-chemin entre château fort et forteresse catalane...







Les pales de quelques éoliennes sur les cimes des Corbières tournent au ralenti, avec le peu de vent. La forteresse catalane, ou plutôt ces restes, veille sur la ville depuis plus de cinq siècles. Ce fort aurait été construit pour garder l'ancienne frontière entre la France et la Catalogne.






Des vignes "un peu" envahies par l'herbe à Rivesaltes, au fond le massif des Corbières...








A l'extrême nord du pays catalan, la cité a été tour à tour française puis espagnole, et de nouveau française, c'est un point stratégique avec ses salines entre mer et montagne. Le nom de Salses n'est pas issue des Salines, mais du nom d'un romain, le premier à s'être installé ici pour y créer un domaine agricole. Même si le massif pyrénéen créé une barrière physique entre les deux pays, il n'y a pas de barrière culturelle, l'esprit catalan, avec cette entité "Pais Català" est présent de chaque coté du piémont pyrénéen.







....et d'autres mieux entretenues avec en fond, le Canigou.







Je pars donc ce matin en direction de Banyuls-sur-Mer, où se trouve le camping le plus méridional de mon périple. Je dois y arriver de bonne heure car il ne prend pas de réservation. J'espère y être vers 15h. Le pneu de la remorque étant un peu dégonflé, en passant devant la caserne de pompiers de Salses, je vois un pompier et je lui demande donc si il a un compresseur, plus rapide que la pompe, avec les bons embouts, j'en profite pour vérifier la pression des pneus du vélo.




Le Palais des rois de Majorque, au centre  de Perpignan, abrite un régiment de la Légion étrangère...






Il me propose même de partager avec moi leurs petits-déjeuners, très sympathique de leur part. Il m'expliquera que toute la caserne est en alerte, entre les secours en mer et feux de forets, que le climat est très sec et le moindre incendie peut avoir des conséquences dramatiques...












Le Centre du monde selon Salvador Dali, la gare de Perpignan. Non loin de là, une borne est là pour le rappeler.













Direction Rivesaltes pour voir le vignoble. Avec au fond la ligne de crête des Pyrénées, servant de frontière actuelle avec l'Espagne. Direction ensuite Perpignan, la ville catalane au sein de laquelle se trouve le centre du monde selon Salvador Dali, la gare; et le Palais des Rois de Majorque.








L'avenue menant à la gare, en catalan...







Après un tour du centre-ville je vais donc rejoindre le bord de mer, en longeant la Têt (petit fleuve côtier) sur une piste cyclable aménagée juste Sainte Marie la Mer. J'y croise beaucoup de cyclistes en ce dimanche matin. Enfin arrivé à Canet-Plage, je prend la route du front de mer, le long des étangs de Canet et St-Nazaire. Une autre piste cyclable en site propre est aménagée jusque St Cyprien.






La Méditerranée, entre Canet-Plage et St Cyprien.









Les parkings le long de la route sont complets, la plage est à 100 mètres, derrière une lande. St Cyprien et Argelès-sur Mer seront les dernières plages de sable fin. A la sortie d'Argelès, je vais rejoindre Collioure par la Corniche, une très belle route permettant de profiter de la Côte Vermeille je dirais plutôt Merveille, tant l'endroit est sublime avec le contraste des couleurs.











Que le spectacle commence !!!













Chaque photo est une carte postale, un vrai bonheur pour les photographes amateurs ou avertis, arrêtés au bord de la corniche. La route commence à s'élever et serpenter entre montagne, vignes et mer, en contrebas. On rentre ici dans l'aire d'appellation Collioure et Banyuls. j'arrive dans les monts Albères, nom donnée à cette partie des Pyrénées entre le Perthus et la Méditérranée.






La partie nord de la Côte vermeille, en fond Argelès et ses plages de sable fin, les dernières coté français...








Sur les coteaux pentus se nichent des vignes en terrasses pour faire le vin doux naturel connu dans le monde entier. C'est sur un sol très pauvre, du schiste, que l'on retrouve plusieurs cépages, dont essentiellement des Grenache; noir, gris et blanc.







Les premiers pieds de vignes, au nord de Collioure...








Cette corniche est magnifique à parcourir en vélo, à chaque virage, apparaissent de nouveau points de vue sur cette côte rocheuse. J'arrive à Collioure, aussi célèbre pour ses anchois que pour son château et son port.







Le château et l'église, qui permettent de reconnaître Collioure instantanément...






La plage du centre ville est bondée, avec une eau à 22° et un ciel bleu, le cadre est toujours aussi beau. Il ne me reste que douze kilomètres à faire pour rejoindre le camping de Banyuls. A la sortie  de Collioure, encore un récital de la Côte Vermeille pour quatuor vignes, mer, plage et montagne pour rejoindre Port-Vendres.







Port-Vendres: le port de plaisance au premier plan et celui du commerce, au fond à droite...







La montagne, quand elle n'est pas utilisée par les vignes ressemble à un maquis. Le cadre de ce village a moins de charme à mon goût, plus orienté vers le commerce car il est le port français, de par sa situation le plus proche de l'Afrique. Entre port de commerce et le fret fruitier, plus de 550000 tonnes y transitent chaque année.






Banyuls sur mer, vue de la Tour Madeloc...









La route s'élève dès la sortie du village, en direction de Banyuls, des villas  avec vues imprenables sur la mer sont jalonnent la route qui serpente encore et toujours...






Un paysage de vignes à perte de vue à l'entrée de Banyuls...








Une belle ascension puis un passage à Paulilles, ancien site de fabrique de dynamite, qui est aujourd'hui transformé en zone Natura2000 avec la préservation de la flore, la faune et  des fonds marins dans une magnifique baie. Une dernière ascension pour basculer sur Banyuls-sur-Mer, sous les yeux de la Tour Madeloc, qui surplombe cette ville à plus de 650 mètres d'altitude, elle offre un panorama magnifique sur toute la Côte.







La plage et la mer, Banyuls By Night...








Comme à Collioure, la route longe la plage au centre du village. mais le camping est dans les terres, à un kilomètre de là. J'y arrive pour 15 h et il y a encore de la place pour 3 nuits, ouf! Je vais y croiser Aurélie, une fille de mon village d'origine, le monde est petit! Presque 90 kilomètres aujourd'hui sous un temps magnifique.

Carte du parcours :



Profil de l'étape :


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Etape14-Salles d'Aude(11)-Salses le Chateau(66)

25 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Du vent dans les Corbières...

Un beau soleil, sans nuages ce matin du samedi 25 juillet. Et pour cause le vent souffle fort, très fort. Il a complètement nettoyé le ciel. Je quitte le camping de Salles d'Aude en direction de Coursan et Narbonne. Je passe devant une curiosité locale, à savoir la fontaine d'eau ferrugineuse de Coursan. Après le p'tit dèj direction Narbonne.






Un mur peint, en hommage à l'un de ses enfants, tout proche du Canal de La Roubine...







Cette ville se situe sur le tracé de la Via Domicia, la première voie romaine reliant l'Italie à l'Espagne. On peut même  en voir une partie préservée devant l'hotel-de-ville.







Un vestige de la civilisation romaine en plein centre-ville, la Via Domicia...







Je passe le long du canal de la Roubine, qui utilise l'ancien lit de l'Aude, le fleuve passe dorénavant plus au nord. Le canal relie le Canal du Midi à Narbonne et à la Méditérranée, plus au sud, au niveau de Port-la-Nouvelle. Des habitations sont même contruites au dessus du canal!











La canal de la Roubine, dans le centre de Narbonne...















Je prends ensuite la direction de l'étang de Bages, au sud de la ville. Les faubourgs sud ressemblent à tous les autres, des publicités qui pollue la vision, des zones commerçantes qui n'en finissent plus. Après quelques kilomètres d'une circulation intense, je tourne à gauche en direction de Bages.






Le village de Bages, au bord de l'étang.









Le calme arrive aussitôt l'autoroute passée, et là, je me retrouve entouré de vignes, sur la droite, et de marais et roseaux sur la gauche. Au loin, j'aperçois Port-La-Nouvelle, de l'autre coté de l'étang. Le vent souffle très fort, et par rafale de côté qui m'oblige à m'arrêter plusieurs fois et pendant de long moments pour ne pas tomber. J'ai donc tout le loisir de regarder les véli-planchistes sur le lac s'essayant à des vitesses très élevées, il y a même des Kite-surf !







L'étang de bages, on distingue, un véli-planchiste et un Kite-surf au fond...







J'arrive enfin dans le village de Bages, un terroir viticole entre mer et montagne. Après Les vignes aux cépages de Muscat, Merlot et Syrah, la route me mène à Peyriac-sur-mer, elle passe au milieu de l'étang. Par endroits, il n'y a plus d'eau et une immense surface de sel est visible.







A droite du sel à perte de vue, à gauche l'étang en direction de la mer...







Le vent est de plus en plus fort, je ne vais pas pouvoir faire l'itinéraire prévu aujourd'hui... La direction du vent et ses bourrasques sur le parcours seront problématiques. Je vais donc passer par le bord de la cote, en longeant le massif des Corbières. Dommage pour le pays Cathare et ses châteaux. J'arrive donc à Sigean, entre garrigues et étangs, aux pieds du massif des Corbières. Avec cette nouvelle direction le vent est complètement de dos.







L'arrivée dans le Pays Catalan, au nord de Salses-le-Château.








J'atteins même la vitesse de 40km/h sans forcer! Le vent voudrait-il se faire pardonner de tous les jours où il a ralenti ma progression? Les 20 derniers kilomètres me séparant de Salses-le-Château sont un vrai régal. Les éoliennes sont nombreuses, aussi bien sur les lignes de crètes que dans la plaine du Roussillon. Et elles sont toutes en fonctionnement. Peu à Peu, le massif des Corbières laisse apparaître au fond, les Pyrénées, avec à droite le Pic du Canigou, culminant à plus de 2700 mètres, et à gauche les derniers sommets pyrénéens sont les pentes semblent glisser dans la méditerranée...Presque 80 kilomètres aujourd'hui au lieu des 110 prévus...

Carte du Parcours :



Profil de l'étape :


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Etape13-Lodève-Lac de Salagou(34)-Salles d'Aude(11)

24 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

De la vigne et du vent...

Le paysage est magnifique, autour du lac du Salagou ce matin, avec le soleil, le rouge de l'argile et le vert de la végétation ressortent encore plus que la veille, grâce à l'absence d'une brume de chaleur. Direction plein sud, vers Beziers, en passant dans le vignoble de Cabrières.






Le far-west? non le sud de Lodève!









On retrouve cette argile rouge tout autour du lac, même au sud vers Octon. Un paysage de garrigues et de vignes à perte de vue m'entoure sur plusieurs kilomètres. Pratiquement aucun nuage ce matin et la chaleur est déjà présente, dès 9h. Même si il n'atteint plus les sommets de ces derniers jours, le relief est encore marqué. Il y a aussi des roches rouges, vestiges d'anciennes coulées de lave.







Le vignoble, vers Octon.








Les cépages se trouvant sur ces coteaux sont principalement le bourboulenc, grenache, cinsault, et syrah. on aperçoit par endroits des ablets en cette fin juillet. Direction Mourèze et son cirque. Un vrai spectacle de la géologie locale, avec les rochers de toutes les formes, disposé en demi cercle, un vrai labyrinthe issue de l'ère géologique!






Une partie du cirque de Mourèze.






Je pars ensuite vers Cabrières, connu pour son appellation vin, au pied du pic de Vissous. La chaleur est de plus en plus présente à midi. Pause casse-coûte devant l'école communale. Je pars ensuite, à travers le vignoble en direction de Fontès. Les petites routes sont très calmes, elles serpentes entre les vignes, mais leurs revêtements n'est pas super...






Le pic de Vissous, qui veille sur le vignoble de Cabrières...








Il y a beaucoup d'herbes dans les vignes (enherbage?), qui ressemblent parfois à un vrai fouillis. Direction Fontès, Alignan du vent et Servian. J'arrive à Béziers par la route de Bédarieux, supportant un fort trafic, heureusement que la route est large et que des pistes cyclables sont aménagées. je serai passé ailleurs si ce n'était pas le cas.








Le centre du village de Salsac, dans l'arrière pays bitérrois.






Je file vers le centre et les allées Paul Riquet, concepteur du Canal du Midi, il est originaire de cette ville. Il reste encore presque 30 kilomètres, avec le vent toujours présent, pour rejoindre Salles d'Aude. Je retrouve ce Canal, parcouru il y a deux ans maintenant. je vais le longer en sortant de la ville jusque Colombiers, pour passer voir l'étang de Montady, un cercle parfait, situe au pied de l'oppidum d'Ensérune.







Béziers, et sa cathédrale vue depuis la route de Narbonne...







Je ne suis pas loin du pays minervois, mais je me dirige plutot vers la mer. Je la vois au loin, avec la couleur bleue azur peu après Nissan. Je fini l'étape du jour en passant dans l'Aude, à 10 kilomètres de son embouchure, à Sallès d'Aude, après 90 kilomètres.





L'oppidum d'Ensérunes, avec ses ruines de l'époque romaine, au fond l'étang de Montady.









Carte du parcours :



Profil de l'étape :

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Etape12-St Affrique(12)-Lodève-Lac de Salagou(34)

23 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Causse toujours, tu m'intéresse !

Beau temps en ce 23 juillet, un petit dèj dans un café de St Affrique et destination le Causse du Larzac, la seule, mais grosse difficulté du jour, avec presque 500 mètres de dénivelé. La route pour Cornus, dans la vallée de la sorgue est en réfection par endroits, donc attention, il n'y a plus de bitume sur plusieurs portions...Un long faux plat à peine sensible sur presque 30 kilomètres est idéal pour se mettre en jambes avec en point de mire le causse du Larzac. .






La vallée de la Sorgues, vers Fondamente.









L'ambiance est assurée plutôt par les oiseaux pour le moment, les cigales doivent encore dormir! Les premières véritables côtes arrivent peut avant Cornus, dernier village avant le Causse. Je dépasse les 1000 kilomètres depuis Paris. La chaleur fait son apparition en cette fin de matinée, je m'arrête dans un petit resto du village pour le midi. Dès que je repars, la chaleur est encore plus présente, et le vent quasiment nul.








Vue du causse, vers l'Hospitalet-du-Larzac. Au fond le hameau de Montredon ou habite José Bové.






L'ascension continue à la sortie du village et pendant presque deux kilomètres, pour arriver sur le plateau. Quelle vue en haut, à la fois sur la vallée de la Sorgues et sur le Causse. Témoin d'une lutte contre l'extension d'un terrain militaire dans les années 1970, ce plus grand de tous les causses est désertique, même si la région ne perd pas d'habitants depuis quarante ans.







Le paysage du Causse, autour de La Couvertoirade.







Orienté dans la production du lait de brebis pour le roquefort, on y trouve aussi de grands champs. Après la Pézade et un très court passage dans l'Hérault, direction La Couvertoirade pour visiter ce haut lieu des templiers. puis des hospitaliers  La végétation ressemble à une vraie steppe, avec des gros rochers disséminés un peu partout, un vrai chaos.







Ce lieu-dit semble à l'abandon...Ambiance western, ne maqnue que la paille qui traverse la route !








La Couvertoirade, l'un des plus beaux villages de France est entouré de remparts dans lequel aucun véhicule ne circule. L'intérieur de la cité fortifiée est superbe, les vieilles rues pavées attirent beaucoup de touristes.  Le temps semble s'être arreté dans la cité.







Une rue dans la cité fortifiée de La Couvertoirade....
















....et ses remparts...







Après le visite dans la cité direction Le Caylar et le Pas de l'Escalette, Limite sud du causse du Larzac, débouchant sur Lodève et la Méditérranée. Jusque St Pierre de la Fage, je rencontre quelques champs et surtout des prés. A l'arrivée dans Le Caylar, se trouve au centre du village un orme champêtre, comme il est coutume dans le sud. Atteint par la maladie, il aurait du être arraché. Mais un artiste breton à proposé de le sculpter.













L'orme sculpté du Caylar.














Ainsi, il est toujours en place, sous un abri. On peut y distinguer Bergers, animaux, insectes, bref tout ce qui compose la vie et l'environnement dans le causse. Un détour à faire! Direction ensuite le Pas de l'Escalette, lieu de passage antique vers Lodève. D'une courte breche rocheuse on arrive au Pas de l'Escalette proprement dit. Il y a encore 100 ans on passait en montant de petites echelles, d'où le nom Escalette. Depuis une route a été aménagée comme suspendue au dessus du vide, au bord de la falaise. Elle est remplacé par l'autoroute sur une partie de son tracé. Un point de vue impressionnant avec un dénivelé de plus de 500 metres. L'ancien passage est désormais interdit au public pour risques d'éboulement...







Impressionnant, la vue vers la vallée de la Lergue et Lodève au fond!








Direction St Pierre de la Fage pour desendre vers Lodève à l'extrême sud du Larzac avec des près à perte de vue au nord du village.







Un Causse toujours aussi désertique !







L'arrivée dans la vallée est marquée par une végétation plus présente et typiquement méditerranéenne, les cigales chantent de plus belle. J'arrive donc à Lodève, dont le nom vient du gaulois Luteva et  Lut veut dire boue. Cette boue est en fait de l'argile rouge, que l'on trouve autour du lac de Salagou, terme de l'étape du jour.







Le relief, autour du lac de Salagou, avec cette couche d'argile très rouge...








Les vignes entourent les derniers kilomètres, au sud de Lodève. Le camping se trouve au bord du lac, avec une plage aménagée. Un vrai bonheur pour se détendre après une journée sous une grosse chaleur, un vent assez calme et un peu plus de 100 kilomètres...

Carte du parcours:



Profil de l'étape :

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Etape11-Séverac le Chateau(12)-St Affrique(12)

22 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Il me Tarn d'arriver au pont de Millau...

Le vent à bien soufflé toute la nuit. Il sera favorable jusqu'au gorges du Tarn. Ce 22 juillet, il faut que je répare le pneu avant, il est à plat, première crevaison depuis Paris. Ensuite, direction donc les Gorges du Tarn par Massegros, mais en passant à la source (ou plutôt les 3 sources) de l'Aveyron, à quelques kilomètres à l'est de Séverac.





La principale source de l'Aveyron, une résurgence issue du causse de Sauveterre, ayant un débit de 2 litres par seconde...







Je rencontre plus de cyclos que la veille sur la route de Massegros, venant sûrement de monter les gorges du Tarn toutes proches. En arrivant à Massegros, un passage en Lozère, ce qui me frappe, c'est le nom des rues qui sont indiquées sur des bornes, comme celles que l'on trouve aux bords de routes, plutôt original...









Une des bornes dans le village de Massegros...









A la sortie du village, la route est plus sinueuse et étroite, l'odeur des pins est plus présente et les cigales commencent leur concert. J'arrive rapidement à St-Rome-de-Dolan, aux bords des gorges du Tarn. Le village est accroché à la falaise. La descente vers Les Vignes commencent même avant le village, il y a un beau dénivelé, presque 600 mètres. La route en lacets à la sortie du village a un très mauvais revêtement, de plus marquée par des chutes de pierres ayant martelé la chaussée.







Le Village de St-Rome-de-Dolan, aux bords des gorges du Tarn...







La pente oscille entre 7 et 12%, on ne peut pas l'oublier, des panneaux le répètent très régulièrement. Un impressionnant point de vue! J'ai les mains sur les deux poignées de freins sur les 6 kilomètres de la descente. Des douleurs apparaissent dans les mains m'obligent à faire des pauses. Je croise plusieurs cyclistes bien chargés avec sacoches et sac-à-dos montant la pente, dur-dur pour eux avec le soleil qui chauffe bien ce matin!








Les gorges, vues d'en haut...







Pause casse-croûte dans le village des Vignes, au bords de l'eau, où des cours de canoë sont données en amont. Comme les deux derniers jours, la route dans les gorges est agréable en direction de Le Rozier. J'aperçois même dans le ciel des vautours. Le restaurateur m'expliquera qu'il y a un Belvédère des vautours au dessus des gorges, sur le causse Méjean. Le Tarn donne envie d'y tremper les pieds, des petites plages attirent des touristes, mais l'eau doit être fraîche!






Le belvédère des vautours.








Les gorges s'élargissent un peu après le confluent du Tarn et de la Jonte, en direction de Millau, dès lors, la rivière sera bordée de façon ininterrompue par des campings, pratiquement juste Aguessac. En arriavnt à Rivière sur Tarn, les panneaux font la promotion du Bleu des Causses, il y a en effet des caves dédiées à son affinage dans le village. La route me mène enfin à Aguessac. Cette cité est connue pour avoir été, avant la mise en service du viaduc de Millau, le pont noir des vacanciers lors des transumances estivalles, c'etait un vrai goulot d'étranglement.







Le Viaduc, vue de Millau.








Maintenant, seuls ne passent que les véhicules en desserte pour Millau. Je décide quand même jouer la carte de la tranquilité en passant sur l'autre rive du Tarn, une petite route traversant des sous-bois, coupant le bruit de la circulation sur l'autre rive. En arrivant à Millau, le vent redouble. J'en profite pour passer chez un vendeur de vélo pour examiner mes pneus et retirer toutes les morceaux qui pourraient les faire crever.






Le Causse noir qui surmplombe Millau, à l'est...









Après un tour de la ville, direction de St-Affrique, à 30 kilomètres de là, le vent violent met à terre des branches de platanes. La route monte bien à la sortie de la ville, en arrivant sous le viaduc. Après quelques photos, une belle descente rendue périlleuse avec le vent me mène dans la Vallée du Cernon, Affluent du Tarn. Je me trouve sur les terres du Roquefort, le village d'origine de ce formage de brebis se trouve à quelques kilomètres.







Le Rocher du Combalou, site d'affinage du Roquefort.








Autant le lait vient de toute la région, autant son affinage est cantonné aux caves de ce village. Elles sont apparues suite à un éboulement d'une falaise du Rocher du Combalou, permettant une hygrométrie et température bien régulée. La route est très bien entretenue et large, et il vaut mieux, vu le trafic en cet fin d'après-midi. Un long faux plat jusque Lauras et suit une belle et longue descente dans la vallée de la Sorgues pour rejoindre sur St Affrique.






Le vieux pont, sur la Sorgues, à St Affrique.









Environ 95 kilomètres aujourd'hui, avec un partenaire dont je me serai bien passé : le vent!

Carte du parcours:



Profil de l'étape:

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Etape10-St Just(15)-Séverac le Chateau(12)

21 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Aligot.......Allez-Go!

Ce matin, 21 juillet 2009, il faut sortir du vallon où se situe St Just, à peine un petit kilomètre et la première ascension pour revenir sur le plateau de l'Aubrac. Le vent y soufflera une grande partie de la journée. Il souffle du sud-ouest, donc de 3/4 face, pas évident. Dès les premiers kilomètres, je passe dans le département de la Lozère, et donc dans la région du Languedoc-Roussillon. Ce département de la Lozère correspond à l'ancienne province du Gévaudan, rendue tristement célèbre par la fameuse Bête qui hantait la région durant les années 1764-1767.






Saint-Chély d'Apcher.









Avec le même beau temps que la veille en prime, j'arrive donc à St Chely d'apcher, à la limite de l'Aubrac et de la Margeride, plus au nord. Direction Aumont-Aubrac, pour déguster la spécialité locale à midi. Un bon Aligot-Saucisse histoire de se faire plaisir!







Une spécialité locale...








Le vent est toujours présent et la chaleur aussi, il n'y a pas beaucoup d'ombre et les cigales m'accompagnent en stéréo tout le long du parcours. Je fais remplir ma gourde plus souvent avec de l'eau. Certains me donneront aussi quelques abricots, très gentil de leur part!








Le plateau de l'Aubrac, au fond les monts du Gévaudan.







La route n'est pas droite et  au fil des bosses on découvre un paysage fait de quelques champs, mais aussi surtout de pâturage. Sur ma gauche les monts du Gévaudan, où la bête sévissait, et en face la route descend vers Marvejols, peu après le col des Issartets culminant à 1121 mètres d'altitude. Je quitte donc le plateau de l'Aubrac pour redescendre dans la vallée, avec sur ma gauche le parc à Loup du Gévaudan. La descente est longue de plus de 8 kilomètres, large avec une succession de virages très ouverts.







La porte du Soubeyran, entrée nord de la vieille ville.








On arrive donc dans Marvejols, toujours avec un vent délicat. La belle porte du XIVe siècle est bien conservé, à l'intérieur des belles rues étroites où la chaleur est moins présente apportent une ambiance médiévale. Je quitte la ville par le sud, en direction de la vallée du Lot, que je rejoindrai quelques kilomètres plus loin, après Le Monastier.







Pendant la descente vers Marvejols, on aperçoit le Truc du Midi, extrémité nord des causses.







Me voilà donc dans la vallée du lot, comme la veille avec l'Allagnon, la route large serpente dans le fond des gorges. un bonheur sur plus de dix kilomètres. le vent s'est calmé dans la vallée, j'atteind sans problème les 35 km/h sur cette portion.





Le Lot, au sud de Marvejols, ca donne envie de tremper les pieds avec cette chaleur....








Je quitte les bords du Lot à Banassac, au pied de la dernière grosse difficulté du journée, l'ascension du causse de Séverac, qui surplombe le Lot de plus de 400 mètres. La route monte en lacet tandis que l'autoroute s'accroche à la montagne pour gravir avec 7-8% de moyenne le causse. L'ascension est éprouvante avec une chaleur importante, malgré un très léger vent favorable qui ne suffit pas à "rafraîchir" l'air.






Un des vautours qui tournait au dessus de moi...









Arrivé sur le causse, la vision donne l'impression d'un no-man's-land, une steppe austère sur plusieurs kilomètres. Peu avant l'arrivée à Séverac, je passe dans le département de l'Aveyron. La route redescend vers le vallon pendant plusieurs kilomètres, où l'Aveyron prend sa source, avec à nouveau un vent soufflant en bourrasque.







Le chateau surplombant la cité de Séverac.








Un beau point de vue sur tout le causse à cet endroit! Je ne suis pas le seul, le long de la descente je suis accompagné dans le ciel par des vautours. Le chateau de séverac est visible de très Loin, la cité est à ses pieds. J'arrive enfin au camping après presque 95 kilomètres. Piscine et balnéo pour me détendre sous un beau soleil. Le vent soufflera beaucoup pendant la nuit...

Carte du parcours:



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Etape09-Lempdes-sur-Allagnon(43)-St Just(15)

20 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Le Col de la Fageole, un beau Garabit !

Après une nuit très calme avec un ciel bien étoilé, la matinée s'annonce agréable ce lundi 20 juillet. Au programme de la journée, les gorges de l'Allagnon, le Col de la Fageole, le viaduc de Garabit et l'arrivée sur le plateau de l'Aubrac. Donc, pour commencer, parmi les kilomètres les plus agréables du périple, les gorges de l'Allagnon. On y entre dès la sortie de Lempdes juste après le restaurant 500 Bornes (depuis la capitale?) qui arbore fièrement une grosse borne avec le nombre 500.







L'Allagnon, en amont de Lempdes, au niveau du barrage.







La route est encore plus plaisante que la veille. Un calme règne dans ces gorges, à peine troublé par le bruits des travaux sur la voie férrée. La route est sinueuse, le long de l'Allagnon, affluent de l'Allier. La pente n'est pas perceptible jusque Massiac, à plus de 20 kilomètres de là.







Un des nombreux châteaux surplombant les gorges de l'Allagnon.







Toujours aussi large et peu fréquentée, cette route offre de magnifiques points de vues sur les châteaux qui surplombent ces gorges. Elles sont parfois plus larges, permettant à une culture céréalière de s'immiscer par endroits entre les prés et les bois. Seul le chant des oiseaux et le clapotis de l'eau en contrebas viennent flatter mes oreilles. Je fais un détour par Blesle, un des plus beaux villages de France.










Des vieilles maisons et le donjon , à Blesle.

















La route est toujours aussi plaisante, en allant vers Massiac, les champs et près sont majoritaires maintenant dans ces gorges, un peu plus larges. Avant la création de l'autoroute, cette portion de l'ex-RN9 était le théâtre de nombreux accident mortels, m'expliquera un cycliste croisé sur la route. La route serpente au gré de la rivière et les zones de dépassements sont quasi inexistantes sur 20 kilomètres. A Massiac, après le repas de midi, je quitte les gorges pour prendre la direction du col de la Fageole. La route va s'élever inexorablement pendant presque 20 kilomètres. A partir de là, l'altitude moyenne oscillera entre 800 et 1000 m. Le chant des oiseaux est remplacé par les cigales, la chaleur se fait de plus en plus présente. Le trafic est toujours aussi calme. Après presque 20 kilomètres, et après avoir atteint l'altitude de 1000 mètres, la route redescend dans le vallon de Loubinet, les derniers kilomètres menant au col seront encore plus durs, sous cette chaleur écrasante en ce début d'après-midi.








L'arrivée au col de la Fageole (1114m), avec au fond dans la vallée, St Flour.






La descente est délicate car il y a du vent, on comprend mieux la présence de ces énormes éoliennes à la cime de la montagne, une belle descente qui autoriserait des grandes vitesses à vélo sans ce vent de coté! En arrivant dans la Ville, on constate bien les deux parties, l'une en hauteur, sur un plateau et l'autre partie dans la vallée de l'Ander. Cette ville se situe juste au nord du 45e parallèle, à mi-chemin entre l'équateur du Pôle Nord.







La ville haute  de Saint Flour, cité du Vent...








En continuant le parcours vers le Viaduc de Garabit, je vais donc franchir cette ligne symbolique. A partir de là, je suis donc plus près de l'équateur que du Pôle Nord. J'approche des gorges de la Truyère et donc du Viaduc de Garabit, construit notamment par Gustave Eiffel dans les années 1880.






Le viaduc à plus de 120 metres au dessus de la Truyère.








C'est une oeuvre immense construit en quatre ans, impressionnant au dessus de la rivière, quel point de vue en passant en train! En dessous, sur la rivière, des excursions à bateau sont organisées autour du viaduc. Il a servi de laboratoire à la construction de la Tour eiffel. En quittant le site, la belle montée qui s'en suit en lacet permet d'avoir un beau point de vue sur cet édifice. J'arrive maintenant aux portes de l'Aubrac, un plateau à 1000m d'altitude moyenne.







Le nord de l'Aubrac, en direction de St Flour...








Il fait toujours aussi chaud cet après midi, le vent semble baisser un peu d'intensité. avec plusieurs vallons, j'arrive enfin à St Just, à l'extrême sud du Cantal, dans une belle vallée, entourée de pins. Quelques 85 kilomètres aujourd'hui avec une belle dénivellation...

Carte du parcours:



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Etape08-Royat(63)-Lempdes-sur-Allagnon(43)

19 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Du Puy de Dôme à Gergovie, ou comment remonter la pente et le temps...

En ce dimanche 18 juillet, hors de question de faire la grâce-matinée, réveil à 6h pour aller gravir le Puy de Dôme. En effet il n'est accessible aux cyclistes que le mercredi et le dimanche, et de plus entre 7h et 9h, descente incluse! Il faut donc faire rapide, surtout depuis le camping, situé à 10 kilomètres de là et en contrebas. Le sommet est dans les nuages, mais je pars quand même, avec les habits d'hiver. Départ à 6h20 pour être vers 7h au pied de l'ascension.











Début réel de l'ascension, peu après le péage...Le panneau annonce la couleur...














La route monte dès la sortie du camping, pas le temps de chauffer les muscles, elle monte sur les hauteurs de Clermont-Ferrand et passe non-loin de Charade, connu pour son circuit automobile que je longerai en descendant. Après 10 kilomètres d'ascension quasi non-stop, j'arrive enfin au péage d'accès au sommet, le contrôleur semble dormir sur son fauteuil. De toute façon, à 7h, le dimanche, il n'y a que des cyclistes sur les pentes du Puy!








Une idée de la déclivité, évidement la photo n'est pas truquée !






Petite pause photo devant le panneau pour immortaliser le moment. et c'est parti ! Cette ascension mythique, vrai théâtre du Tour de France avec les luttes entre Poulidor, Anquetil en 1964 notamment, se fait en forme d'escargot autour du sommet. Le Tour n'y est plus plus arrivé depuis 1988. La pente est plutôt régulière sauf, dans quelques virages, la montée s'effectue à 7-9km/h sur le plus petit braquet, mais ça reste dur! D'ici quelques années, avec la création d'un train pour accéder au sommet, l'ascension par les cyclos-amateurs semble bien compromise...







L'arrivée au sommet, avec le brouillard très présent.








Je ne suis pas le seul ce matin dans l'ascension, plusieurs dizaines de cyclistes se jaugent sur la route du sommet. J'en croiserai même certains le montant deux fois...Au fur et à mesure, le brouillard s'installe, il fait frais, avec un vent d'ouest bien présent. Peu à peu la végétation se raréfie, la visibilité est très faible! Après 45 minutes d'effort et 3 pauses le long de la pente, j'arrive au sommet dans des conditions climatiques dignes des grands cols alpins en hiver, j'ai même du givre dans le dos! Je ne reste donc pas longtemps en haut, la visibilité est quasi nulle, dommage donc je ne verrai pas le site Gallo-romain dédié au dieu Mercure.







Le circuit automobile de Charade est déjà ouvert ce dimanche matin.







Je guette une vue sur la Vallée pendant le début de la descente. Entre deux nuages, j'aperçois la vallée de la Limagne, mais le vent ramène très rapidement les nuages et je n'ai pas le temps de faire les photos. La descente se fait avec les mains sur les deux freins, la route est humide, sauf en arrivant le long du circuit de Charade ou les GT font ronfler leurs moteurs. Je retourne donc au camping pour ranger mes affaires et atteler la remorque avant de repartir vers la suite du parcours.






Quelques "tondeuses écologiques" sur le plateau de Gergovie...








Direction ensuite le plateau de Gergovie, théâtre d'une bataille gagnée par Vercingétorix sur Jules César. Ce plateau, à 600 mètres d'altitude est aujourd'hui, l'endroit idéal d'une balade dominicale pour les promeneurs en quête de calme et d'un beau point de vue. On y trouve encore quelques traces de murs de pierre et aussi une statue au bord de cette oppidium, visible de très loin. Mais il y a une polémique concernant le site réel de Gergovie, plus au nord suivant certains historiens...







Les faubourgs sud d'Issoire avec ses toits typiquement méridionaux...







Avant de repartir en direction du sud du département, j'ai promis de vous raconter l'histoire du nom du département. En fait le département s'appelait le Mont d'or, à sa création en 1790. Mais un député de Clermont pensais que cela pouvait attirer l'attention de l'administration fiscale, il fut écouté et le département porta donc le nom d'un de ses sommets emblématiques.







Le paysage, au sud de St Germain-Lembron sur une route très calme en ce début d'après-midi...






Ensuite, direction plein sud, en direction d'Issoire, la route est large, et calme aussi pendant midi. Ce "délicieux paysage de rivière et de gorge verdoyante" comme indique le Guide Bleu Hachette 1947, je ne pourrais pas y passer . Malheureusement, ces gorges de l'Allier, au nord d'Issoire, ont été monopolisées par l'autoroute A75. Je fais donc un léger détour pour atteindre cette Porte du soleil. Ses toits typiques du sud et ses rues étroites confirme cette impression de cité méridionale.







Les halles de Lempdes-sur-Allagnon, en forme de chapeau de Napoléon...







L'ancienne RN9 est maintenant entièrement dédiée à un trafic local, l'autoroute gratuite toute proche a aspiré le gros du trafic. Il en reste les vestiges d'une époque plus florissante pour le commerce au bord de la route, avec les garages à l'abandon et quelques hôtels aussi...Mais quelle qualité de vie en échange pour les habitants du bords de cette artère principale du massif central! "On revit!" me diront plusieurs habitants du bord de cette route. Le paysage légèrement vallonné est très agréable à parcourir en vélo avec ces beaux points de vue sur les sommets d'Auvergne aux alentours.










Une vieille borne, indiquant "Route...Paris Perpignan" dont le mot "Impériale" ou "Royale" à été gratté; à Lempdes, m'indique que je suis sur le bonne voie...















Peu avant d'arriver à Lempdes, je passe dans le département de la Haute-Loire, au sud de la Limagne d'Issoire sous un ciel "désespérément" bleu! Dans le centre de ce bourg, les halles ont la forme du chapeau de Napoléon, elles ont été construites en l'honneur de son passage. Quelques 98 kilomètres aujourd'hui très agréables avec l'ascension du point culminant entre Paris et Cadaqués.

Carte du parcours:



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Etape07-Gannat(03)-Royat(63)

18 Juillet 2009 , Rédigé par Xavier Schmitt Publié dans #Paris-Cadaqués Juillet 2009

Les pieds dans le plat !

Après la journée de repos à Gannat, ce samedi 18 Juillet direction Royat, au pied du Puy de Dôme, en passant par la plaine, entre Gannat, Riom et Clermont-Ferrand. Du plat avant le point culminant du parcours, le Puy de Dôme et ses 1411 mètres. La météo est plutôt bonne ce matin avec un vent de nord-ouest et pas de rosée ce matin, mais pas très chaud non plus. Une petite étape aujourd'hui, histoire de ne pas trop être fatigué avant le relief qui va s'accentuer dès demain matin. La plaine de la Limagne est essentiellement céréalière, au nord-est de Clermont-Ferrand.







La plaine de la Limagne, au fond la chaine des puys.








J'arrive rapidement à Riom, au nord de Clermont, cette ville est au pied du Parc des Volcans d'Auvergne, non-loin des villes thermales comme Volvic et Chatelguyon. Direction ensuite la préfecture du département, mais en passant par l'est, en évitant la nationale. Je longe donc au sud de la ville les pistes du centre d'essais de Michelin. Cette cité, issue du regroupement de deux villes, Clermont et Montferrand, a connu une vraie révolution industrielle au début du XXe siècle, grâce notamment aux usines Michelin.








Le Puy de Dôme se rapproche...







Après les faubourgs est de la ville, et le stade du Parc des sport Marcel Michelin, haut lieu du rugby en France, j'arrive en centre ville, sur la Place Jaude. Une imposante statue de Bartholdy représentant Vercingétorix, ayant vaincu César à Gergovie, tout proche est érigée au centre de la place. L'opéra de la ville est fermé pour travaux, dommage, très belle façade!











L'imposante statue conçue par Bartholdy, en hommage à Vercingétorix, qui trône au milieu de la place de Jaude.















Je vais donc chez Orange concernant le vol de mon téléphone la veille, et ensuite je mange sur une terrasse d'un restaurant de la place sous un beau soleil. Ce qui frappe dans cette ville c'est la couleur noire de la cathédrale. Cette couleur vient du fait qu'elle a été construite en pierre de lave d'un volcan tout proche. Une vue des hauteur la fait ressortir des constructions alentours.






La cité, vue du camping à Royat,où je passerai la nuit. La cathédrale ressort bien avec le noir de la lave.








Pour rejoindre Royat, encore une station thermale, je passe par Chamalières, patrie de Danièle Gilbert, Bernard Loiseau et de Giscard d'Estaing, donne l'impression d'une ville cossue, avec les villas, beaux immeubles et ses parcs. L'ascension démarre dès la sortie de Clermont-Ferrand et continue jusque au camping et bien au-delà aussi car l'agglomération est adossée à l'ouest aux volcans d'Auvergne. Le relief de la fin du parcours est un signe de ce qui m'attend demain... Je profiterai de l'après-midi pour faire un tour à la laverie du camping et à la piscine, malgré mon "bronzage cycliste" de plus en plus marqué. 68 kilomètres aujourd'hui sous une météo agréable. Demain la vraie première ascension depuis Paris, le Puy de Dôme et ses 1411 mètres...

Carte du parcours:



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